Pourquoi tous ces camions qui circulent à Bourneix le Chalard et pourquoi ?

Résumé de l’arrêté inter-préfectoral du 23/09/2024 (Orano Mining – Site du Bourneix) :

Objet : Autorisation complémentaire pour une installation temporaire de déshydratation de boues arséniées sur le site minier du Bourneix (Haute-Vienne/Dordogne).

Porteur : Orano Mining, exploitant des stockages de déchets issus de l’ancienne mine d’or.

Modifications : Ajout de 2 parcelles cadastrales et intégration d’une rubrique ICPE 2790 (traitement de déchets dangereux).

Processus : Déshydratation des boues via floculant, eaux traitées dans la station de Cros Gallet, boues déshydratées évacuées vers un centre agréé.

Sécurité : Rétentions étanches, contrôles visuels quotidiens, traçabilité des déchets, et suivi journalier de la consommation d’eau.

Surveillance : Prélèvements quotidiens en amont des bassins de traitement pour vérifier l’impact sur les rejets (notamment arsenic).

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Le rapport ci-dessous, synthétise l’inventaire des dépôts issus des exploitations minières dans le bassin de Saint Yrieix, évaluant leur risque environnemental et stabilité.

Introduction et définitions

  • Géodéris a été mandaté par le Ministère de l’Environnement pour inventorier les installations de déchets miniers fermés ou désaffectés présentant un risque pour la santé ou l’environnement.
  • L’étude porte sur 22 sites, avec évaluation de deux scores de risque : population/environnement et stabilité.
  • Les sites les plus dangereux présentent un risque élevé pour la population ou une instabilité géotechnique, nécessitant une étude approfondie.

Les Farges (Nouzilleras)

  • Ancien site avec 550 000 tonnes de résidus contenant arsenic, mercure, métaux lourds.
  • Travaux de sécurisation réalisés en 2007, incluant démolition, confinement, traitement du sol.
  • Surveillance en cours, avec des travaux de confinement et de traitement des déchets, notamment le traitement des percolats riches en arsenic.
  • Risque de rupture de la digue considéré comme fort, avec augmentation des débits de percolats, nécessitant une étude géotechnique approfondie.
  • La contamination des eaux de surface est faible, mais la stabilité de la digue doit être surveillée.

Digue des Fouilloux

  • Stockage de résidus d’or dans une digue construite entre 1982 et 2001, volume de 510 000 m³, hauteur jusqu’à 50 m.
  • Site sous surveillance régulière, avec déviation du ruisseau et collecte des percolats.
  • Concentration en arsenic dans les eaux de percolation élevée, avec augmentation des débits, indiquant une infiltration importante.
  • Travaux de stabilisation et de confinement réalisés, mais la perméabilité de la digue reste préoccupante.
  • Risque de rupture considéré comme fort, avec des mesures de surveillance et de traitement en place.

Synthèse et recommandations

  • La majorité des sites nécessitent une étude géotechnique approfondie pour confirmer leur stabilité.
  • La surveillance des eaux et la gestion des percolats sont essentielles pour limiter la contamination.
  • La situation exige une vigilance accrue, notamment pour les sites présentant un risque élevé ou une instabilité géotechnique.

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