
📢 Pourquoi l’étude hydrogéologique de la CMA ne peut pas être indépendante ni fiable
1️⃣ Conflit d’intérêts évident : Une entreprise minière ne peut pas être juge et partie
- Problème : La CMA est une entreprise d’exploitation minière, dont l’objectif premier est l’extraction de ressources. Son modèle économique repose sur l’exploitation du sous-sol, ce qui la place en conflit direct avec la préservation de la ressource en eau.
- Comparaison : Une association locale Comité citoyen d’information indépendante (CCII) n’a aucun intérêt financier. Son seul objectif est la protection des écosystèmes et la transparence envers les citoyens.
- Question : Comment une entreprise qui bénéficierait de l’assouplissement des normes environnementales peut-elle prétendre réaliser une étude neutre et objective ?
2️⃣ Manipulation des codes visuels : Une stratégie de greenwashing
- Observation : Les flyers de la CMA / AqTerra reprennent les codes graphiques (couleurs, mise en page, vocabulaire) des flyers du CCII. Cela relève d’une stratégie de greenwashing :
- Utilisation de termes comme « étude hydrogéologique », « gestion des risques », ou « suivi de l’évolution de la ressource » pour donner une image écoresponsable.
- Présentation de données sélectives (ex. : analyses en laboratoire) sans mentionner les méthodes d’échantillonnage, les zones d’étude (proches ou éloignées des anciens sites miniers ?), ou les potentiels biais.
- Preuve : Une vraie association environnementale publierait ses méthodologies en détail et permettrait un contrôle indépendant des résultats. La CMA, elle, ne propose aucune transparence sur ses protocoles. Seul les résultats seront consultables sur demandes.
Pourquoi ne pas les rendre publics par défaut ?
3️⃣ Des analyses incomplètes et non exhaustives
- Limites des données :
- Le flyer mentionne des analyses sur 100 échantillons et 27 métaux, mais :
- Quelles zones sont concernées ? Proches des sites miniers ? En aval des rejets actuels ?
- Quelle fréquence ? Une campagne ponctuelle (avril à automne 2026) ne permet pas de suivre une pollution chronique.
- Quels polluants sont ignorés ? Les métaux lourds liés à l’exploitation minière (arsenic, plomb, cadmium) sont-ils tous testés ? À quelles concentrations ?
- Le flyer mentionne des analyses sur 100 échantillons et 27 métaux, mais :
- Comparaison : Cette étude est annoncée alors que celle du CCII avec l’Agence de l’Eau Adour Garonne avance vers la possible programmation d’une étude de grande ampleur qui se déroulerait en 2027 et 2028 et porterait sur les concentrations en Arsenic des eaux et sédiments des hauts bassins versants de L’Isle-Dronne (pour Adour Garonne) et Ligoure-Vienne (pour Loire Bretagne). (Sous réserve d’acceptation par les différentes institutions).
Avant même cette éventuelle grande étude publique, le Comité Citoyen a proposé aux habitant.e.s du territoire une campagne d’analyse de l’eau basée sur le volontariat.
(sont déjà inscrit 14 foyers, pour un total de 22 points de test (puits, étangs, ruisseaux, sources…) sur 4 communes). (Inscription possible pour la prochaine campagne d’ici peu).
Les premiers résultats, disponibles dans les semaines à venir, permettront déjà de réaliser un premier maillage du territoire.
4️⃣ L’étude hydrogéologique de la CMA est menée par le cabinet AqTerra Alliance, installé à Lyon.
Pour une société (CMA) qui ne parle que d’emplois locaux, nous nous interrogeons : n’y a-t-il pas d’hydrogéologues en Limousin/ Nouvelle Aquitaine ?
Le choix d’AqTerra pour conduire cette étude tient peut-être à la vision de cette société :
« Soutenir le retour de l’industrie extractive française »
Peut-on imaginer que l’étude sera menée de façon impartiale ?
5️⃣ Le vrai enjeu : Protéger l’eau ou justifier l’exploitation minière ?
- Objectif réel de la CMA :
- Minimiser les risques perçus pour obtenir des autorisations d’exploitation.
- Discréditer les alertes des associations en produisant ses propres données.
- Créer une confusion dans l’opinion publique en utilisant un langage scientifique mais biaisé.
- Risque pour les citoyens :
- Une fausse sensation de sécurité (« l’eau est surveillée ») alors que les vrais enjeux (pollution, assèchement des nappes) sont masqués.
- Une dépendance aux données de l’exploitant, sans contre-pouvoir.
💡 « Une entreprise minière ne peut pas être à la fois le pollueur et le garant de la qualité de l’eau. La seule étude fiable est celle réalisée par des acteurs indépendants, transparents et sans intérêt financier dans l’exploitation des ressources. »
📌 « La CMA vous parle d’eau… mais ne vous parle pas de métaux lourds, de nappes phréatiques menacées, ni de son propre rôle dans la pollution. Ne vous laissez pas tromper : une étude financée par un exploitant minier n’est pas une étude environnementale, c’est une opération de communication.«