Enquête sur la CMA: « L’or de Saint Yrieix à un patron à Vancouver »

Résumé de l’article (enquête, septembre 2026) :

Sujet : À Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne), la Compagnie des Mines Arédiennes (CMA) relance l’exploration aurifère sur l’ancien district minier de Lauriéras, jadis exploité par la Cogema (≈28 tonnes d’or).

Montage : CMA est une coquille française Société par Actions Simplifiée Unipersonnelle (SASU), Limoges, capital 6,4 M€) détenue à 100 % par une junior canadienne privée, Aquitaine Metals Corp. (Vancouver) — le Code minier exigeant un titulaire français pour les permis.

Acteurs clés : le dirigeant principale CEO (Chief Executive Officer) Chris Taylor (vendeur de Great Bear à Kinross pour 1,8 Md CAD sans avoir produit une once), le Discovery Group (John Robins, Jim Paterson), et côté français Yves Guise, Michèle Morillon et Thomas Poitrenaud — visibles mais sans contrôle du capital.

Financement : levée de 7,34 M$ US (août 2025), environ 65 % détenu par les personnes interne à la société ; valorisation implicite ~100 M$ US. Rien n’est coté ni audité.

Résultats : communiqués spectaculaires en forages (jusqu’à 350 g/t sur 1,50 m ; 16,45 g/t sur 20 m), mais aucune ressource certifiée (NI 43-101) ni exploitation avant une décennie selon Guise.

Permis : trois PER exclusifs depuis 2022 ; Douillac étendu à ~300 km² en février 2026 — le vrai actif du dossier.

Stratégie : « rejouer le scénario Great Bear ». Même producteur. Même montage. Autre décor.— étudier une ancienne zone minière; communiquer sur des forages prometteurs, viser l’introduction en bourse (IPO) à Toronto en 2026 puis la vente de la société à une entreprise major, plutôt que construire une mine.

« Le métier n’était pas de construire une mine. C’était de vendre un district à un producteur
avant d’avoir à la construire
« 

Risque : pas de gisement fantôme — l’or existe — mais le doute subsiste de la capacité du montage à tenir un projet minier européen ; les gagnants seraient les porteurs de titres canadiens, tandis que le territoire porterait les risques (eau, pollution, gouvernance floue).

Conclusion:
CMA est la clé du cadastre minier français. Aquitaine est le billet de loterie. Discovery est le
croupier. Ceux qui gagnent, si le film se termine comme à Dixie, sont ceux qui ont le papier
canadien. Ceux qui peuvent perdre sans l’avoir, ce sont le territoire et, éventuellement, le
président qui continue de signer.

L’enquête ci-dessous est une traduction d’un texte étranger ; certaines formulations peuvent être approximatives.

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